14.06.2011
Pas de « crac-crac » pour les cracks
Sujet brûlant s'il en est, la thématique de l'hygiène de vie des sportifs - notamment de leur activité sexuelle pendant une compétition – reste largement controversée. J'en veux pour preuve une anecdote racontée par mon fidèle alter ego de la vidéo, Philippe Andoque, qui m'expliquait que pour les sportifs ayant désobéi aux règles plus ou moins tacites de leur coach, la punition pouvait parfois aller jusqu'à l'enfermement dans leur chambre d'hôtel.
Et la « science », elle en dit quoi ?
Après quelques recherches (je ne suis pas plus une sociologue qu'une spécialiste du vélo au cas où vous vous poseriez la question), deux théories s'affrontent et se confrontent selon leur vision des effets d'une pratique sexuelle pour les sportifs d'élite : la première consiste à partir du postulat que l'abstinence favorise l'agressivité du « cobaye » en épargnant son énergie. Un principe hérité, selon Alain Corbin, de l'Antiquité qui considérait que l'éjaculation entraînait une faiblesse, voire une forme d'apathie. Un argument qui vaut toujours pour certains entraîneurs qui régulent la vie sexuelle de leurs poulains selon leurs convictions personnelles, pouvant aller de « rien du tout » à des jours fixés par le coach.
La deuxième théorie, au contraire, fait la part belle aux effets anti-stress d'une activité sexuelle épanouie, puisque le plaisir vient ainsi atténuer la pression dont les sportifs sont la proie fréquente. L'effet papillon de cette théorie veut que les personnes exerçant une activité sportive sont plus équilibrés et détendus et donc plus à l'écoute de leur libido. En gros, plus on est en bonne santé, plus on a envie de se faire plaisir ! Attention cependant, il semblerait que la pratique excessive d'un sport produise l'effet inverse et occasionne une baisse de la libido, notamment à cause de la surcharge de fatigue relative aux efforts physiques consentis.
Le sexe en tête
Moi, ce que j'en dis, c'est qu'ils ont quand même bien du mérite, ces cyclistes ; ils passent leur journée sur un vélo inconfortable à braver les conditions météorologiques et topographiques et le soir, ils n'ont même pas droit à un câlin... Pendant le Tour de France, les compagnes des participants peuvent leur rendre visite à des moments prédéfinis, n'occasionnant a priori pas de dommages potentiels à leurs performances pendant la compétition.
La compétition, c'est une chose, mais le plaisir, c'est important, non ? J'ai cherché une belle citation sur le plaisir pour conclure mon article et les quatre premières pages mettaient en avant l'aspect dangereux, celui qui éloigne du devoir. Peut-être qu'au lieu de faire la promotion du sport pour la santé et le bien-être, on devrait commencer par faire tout simplement la promotion du plaisir ?
Allez, au plaisir...









