15.06.2011
Les femmes en queue de peloton ?
Hier, c'était la journée des femmes en mouvement visant à l'égalité notamment pour obtenir les mêmes prestations salariales et davantage de structures permettant aux femmes de travailler tout en ayant une famille. Certes, cela paraît bien loin du Tour de Suisse, sujet qui nous préoccupe et pourtant, il est des inégalités tues qui sont bien plus évidentes quand on s'y arrête un moment. En effet, dans le cyclisme, comme dans la majorité des fédérations ou associations sportives, le mâle domine.
Un catenaccio consenti
Qu'il s'agisse de la médiatisation des compétitions féminines, des fonctions que les femmes occupent au sein des organismes ou encore de leur présence aux abords des manifestations, elles sont incontestablement minoritaires. La faute à quoi ? A qui ? J'ai moi-même assisté il y a quelques semaines à une conférence traitant des divergences ou similitudes ente le milieu du sport et celui des affaires, et nous devions être 5 représentantes de la gente féminine, face à une cinquantaine d'hommes. Le sport est-il une chasse gardée ? Est-ce la faute des femmes qui – dans la plupart des cas – ne portent soi-disant pas grand intérêt aux diverses disciplines ? Sentent-elles qu'il s'agit là d'un des derniers bastions réservés à leur alter ego ?
Tous égaux devant l'ego ?
A mon avis, c'est un contrat ancestral. Comme si on savait que le sport, c'est leur truc et que ça doit le rester. Que le jour où une femme dirigera le CIO ou l'UCI, l'homme ne trouvera plus sa place dans la société. Je connais plein de femmes qui apprécient le sport et le suivent sur leur petit écran. La différence se fait au niveau de l'expression du ressenti émotionnel. Comme si le sport permettait aux hommes de faire ressurgir leur part la plus intime, la plus pudique : celle des sentiments.
C'est beau, un homme qui s'énerve devant une « injustice » sportive, ou qui exulte en voyant son favori lever une Coupe ! Alors, ce bastion doit-il tomber ? A mon avis, non. Il y a des domaines où il ne faut pas chercher l'égalité à tout prix, pas parce qu'elle n'est pas accessible, mais parce que nous tous, nous savons que c'est aussi un moyen de pouvoir continuer à vivre ensemble, avec nos différences assumées...









