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Aline on Tour

17.06.2011

Culturellement nôtre

J'ai eu l'occasion, lors du premier article consacré à ce Tour de Suisse anniversaire, de m'étonner des différences de perception de l'événement à travers notre pays. Même s'il s'agit d'une compétition nationale, voire internationale de par son importance, il semble que les Romands considèrent qu'ils aient « leur » Tour avec le Tour de Romandie, et que le Tour de Suisse, malgré son nom, soit celui des Alémaniques.

Grönemeyer vs. Hallyday

Nous vivons ensemble depuis tellement longtemps que nous avons parfois de la peine à percevoir que nous ne formons pas réellement un tout. Je ne parle pas ici de la langue ou des résultats des votations, bien que ceux-ci soit des éléments qui démontrent nos différences, mais de clivages ou de méconnaissances profonds de nos goûts respectifs. Ainsi, qui, en Suisse romande, ne connaît pas Johnny Hallyday (qu'on l'aime ou pas, d'ailleurs) et sa carrière emblématique, presque légendaire ? Eh bien, figurez-vous que les germanophones ont « leur » Johnny Hallyday : Herbert Grönemeyer. Comme ça, vu le nom, on pourrait juger avec nos yeux de Welsch qu'il s'agit d'un artiste de Schlagerparade… pas du tout : figurez-vous que M. Grönemeyer a même été le premier artiste non-anglophone à être invité au MTV Unplugged en 1994 !

Un pays, un stade

Je suis comme vous, probablement. J'aime ce pays pour plein de raisons et pourtant, je regarde nos « colocataires » avec un mélange d'indifférence et parfois, d'incompréhension. Pourtant, des événements comme le sport ou la musique nous permettent de mieux nous connaître, de partager ce qui n'a pas de frontière : l'émotion. Le Tour de Suisse devrait nous fédérer, mais il semble qu'il reste une illustration de certaines différences qui nous caractérisent. Admettons le comme un état de fait, sans chercher à juger les uns et les autres, mais, afin de, peut-être, mieux nous appréhender, voici deux stars faisant vibrer LE public, c'est-à-dire nous tous: une de « nos » stars, et une des « leurs ».

Parce que finalement, on a peur que de ce que l'on ne connaît pas, non ?

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